Le réglage de votre VTT en 10 erreurs – Partie 1

Voici quelques erreurs courantes à éviter lors du réglage de votre vélo de montagne.

1. Mauvais positionnement des manettes de freins

Les manettes de freins sont les éléments les plus importants de votre poste de pilotage. Si votre vélo est équipé de freins à disque hydrauliques, un seul doigt devrait suffire pour obtenir toute la puissance du système. Pour un effet de levier optimal, le doigt doit reposer sur l’extrémité extérieure du levier et former une ligne droite avec la main et le bras .

Signes et symptômes : fatigue des mains et des doigts, douleurs aux poignets, besoin d’utiliser plus d’un doigt sur la manette de frein.

2. Les pédales à clip

Apprendre avec des pédales à clip, c’est une mauvaise idée. La meilleure façon d’apprendre à bien pédaler est d’utiliser des pédales de type plateforme. Sans être attaché à vos pédales, vous aurez à adopter une technique de pédalage efficace et à adopter une position qui vous pousse à utiliser votre masse pour bouger le vélo. Ce type de pédale est particulièrement utile pour gagner en confiance et pour apprendre à exécuter des manœuvres comme les manuals, wheelies et les bunny hop.

Signes et symptômes : bassin statique lors des sauts et des passages techniques, flexion excessive des coudes pour lever l’avant du vélo, incapacité à lever l’arrière du vélo sans pédales à clip.

3. Pneus mal adaptés aux sentiers locaux

Les pneus montés sur les vélos neufs laissent souvent à désirer. Pourtant, en considérant la quantité de modèles et de dimensions disponibles, il est assez facile de trouver des pneus bien adaptés aux sentiers locaux. Dans tous les cas, le choix des pneus est un compromis entre l’adhérence, la résistance au roulement et la résistance aux crevaisons.

À moins de pratiquer le vélo de montagne à un niveau compétitif, éviter les pneus étroits, très légers et à bande de roulement très ferme. Opter plutôt pour des pneus offrant un mélange de gomme, beaucoup de volume, une bande de roulement qui offre un bon ratio adhérence/résistance au roulement et des flancs renforcés.

Signes et symptômes : perte d’adhérence, usure prématurée, crevaison, pinch flat.

4. Ajustement du rebond de l’amortisseur

Un amortisseur bien ajusté contribuera à vos performances et à votre confort. Cependant, il n’est pas rare de croiser des cyclistes qui n’ont jamais pris le temps de le régler.

Heureusement, c’est très facile à effectuer (penser d’abord à ajouter le SAG). Pour identifier le réglage de base, il suffit généralement de trouver la vitesse de rebond la plus rapide sans avoir l’impression d’être projeté vers l’avant. À partir de là, vous pouvez ajuster la vitesse de quelques clics en fonction du terrain.

Signes et symptômes : perte d’adhérence, crevaison, sensation de calage lors de compressions successives, projection vers l’avant lors des sauts ou des atterrissages.

5. Potence trop longue

La longueur de la potence est un autre élément qui est trop souvent ignoré. Si elle est trop longue, beaucoup de poids se retrouvera à l’avant du vélo, ce qui rendra inconfortables les descentes abruptes et les passages qui accrochent. Vous aurez l’impression d’être sur point d’être projeté au-dessus du guidon !

Pour limiter cette sensation, une potence plus courte contribuera à déplacer votre poids vers l’arrière. Vous gagnerez ainsi en stabilité et en vitesse de réaction. Si la taille de votre cadre le permet, une potence de 40 mm à 60 mm devrait suffire.

Signes et symptômes : sensation de projection vers l’avant lors des descentes abruptes et lors des passages plus techniques.

À venir : Le réglage de votre VTT en 10 erreurs – Partie 2

  • Pression des pneus
  • Hauteur du guidon
  • Hauteur et angle de la selle
  • Maintenance de base
  • Vérouillage des suspensions
IMPORTANT
La façon dont vous configurez votre vélo et choisissez votre équipement dépendra toujours du type de conduite que vous faites !